
Gestion des eaux pluviales
Collecter, conduire et infiltrer l’eau de vos toitures et surfaces imperméabilisées avant le prochain épisode orageux varois.
Donner un chemin à l’eau avant qu’elle n’en choisisse un
L’eau de pluie ne pose aucun problème tant qu’elle sait où aller. Le jour où une toiture de cent cinquante mètres carrés reçoit quatre-vingts millimètres en deux heures, ce sont douze mille litres qui doivent être collectés, conduits et évacués quelque part. Si le réseau n’existe pas ou s’il est sous-dimensionné, cette eau choisit son propre trajet : le pied du mur, le seuil de la porte, la piscine, ou le terrain du voisin en contrebas.
Dans le Var, la question ne se pose pas en moyenne annuelle mais en intensité. Neuf mois par an, les réseaux restent à sec. Puis les épisodes orageux d’automne déversent en quelques heures l’équivalent de plusieurs semaines de pluie. Sur les pentes boisées du massif des Maures, le ruissellement arrive vite et chargé de feuilles et de sable. Dans la plaine de l’Argens, le sol argileux sature en une heure et n’absorbe plus rien.
La gestion des eaux pluviales consiste donc à traiter trois choses à la fois : collecter l’eau là où elle tombe, la conduire sans débordement jusqu’à un point de sortie, et lui offrir un volume de stockage ou d’infiltration suffisant. Caniveaux, avaloirs, regards, canalisations en pente, puits d’infiltration, tranchées drainantes ou cuve de rétention : chaque élément répond à une fonction précise et se dimensionne, pas au jugé.
Terrassement Sainte-Maxime TSM réalise ces réseaux à Sainte-Maxime et dans l’arrière-pays, du Plan-de-la-Tour à La Garde-Freinet, de Roquebrune-sur-Argens à Trans-en-Provence, de Lorgues au Cannet-des-Maures. Nous intervenons aussi bien sur des constructions neuves que sur des villas des années quatre-vingt dont les descentes se déversent encore librement au pied des façades, avec les désordres que cela finit toujours par produire.

Reprendre l’eau dès le point de chute
Tout commence aux descentes de toiture. Une goutière qui déverse sur un massif ou sur un enrobé en pente vers la maison crée, année après année, une zone saturée au pied de la maçonnerie. Nous reprenons chaque descente par un dauphin fonte ou PVC, un coude de pied et un raccordement direct sur le collecteur enterré, avec un regard de pied de chute accessible.
Sur les surfaces imperméabilisées, terrasses, allées carrossables et abords de piscine, la collecte passe par des caniveaux à grille ou des avaloirs placés aux points bas réels du nivellement, pas à ceux du plan. Un caniveau posé dix centimètres trop haut ne reçoit jamais rien.
- Dauphins et regards de pied de chute sur chaque descente
- Caniveaux à grille devant les seuils et les garages
- Avaloirs aux points bas des allées et des cours
- Grilles de décrottage en amont des zones boisées
- Bacs à sable et décourbures accessibles pour l’entretien
- Pentes de surface de un à deux pour cent vers les collecteurs
- Seuils protégés par un caniveau traversant sur toute la largeur

Le réseau enterré et sa sortie
Les collecteurs enterrés se posent sur un lit de sable, à pente régulière contrôlée au laser, avec un regard à chaque changement de direction et à chaque jonction. Les diamètres se choisissent selon la surface collectée en amont : un collecteur trop petit met en charge et refoule par le premier avaloir venu, généralement celui du garage.
Reste la question la plus importante : où va cette eau. Selon la parcelle et les règles locales, la sortie peut être un puits d’infiltration descendu dans une couche perméable, une tranchée drainante étalée sur plusieurs mètres, une cuve de rétention à débit de fuite régulé, un fossé existant ou un réseau public. Dans l’arrière-pays, l’infiltration est souvent la seule solution disponible.
Nous testons toujours la capacité réelle du sol avant de dimensionner une infiltration. Un puits de trois mètres creusé dans une argile compacte ne vaut rien. Le même puits atteignant un banc de sable ou d’argène altéré absorbe un orage entier sans broncher.
Du calcul des surfaces à la mise en eau du réseau
Un réseau pluvial se conçoit à l’envers : on part de l’exutoire et on remonte vers les points de collecte. C’est la seule façon d’être certain que chaque litre collecté trouvera une sortie le jour du gros orage.
- 1
Relevé des surfaces et des pentes
Nous mesurons les surfaces imperméabilisées, toitures, terrasses, allées, et relevons le nivellement réel du terrain. Cette base détermine les volumes à gérer et le sens naturel des écoulements, souvent différent de ce que l’on imagine. - 2
Recherche et test de l’exutoire
Fossé, réseau public, zone d’infiltration : nous identifions la sortie possible et vérifions sa capacité. Un sondage renseigne sur la perméabilité réelle du sous-sol à la profondeur envisagée, avant tout dimensionnement. - 3
Dimensionnement du dispositif
Diamètres des collecteurs, nombre d’avaloirs, linéaire de caniveaux, volume de rétention ou d’infiltration : chaque élément est calculé en fonction des surfaces amont et de l’intensité de référence retenue pour la région. - 4
Tranchées et pose des collecteurs
Les tranchées sont ouvertes, le fond réglé à la pente, les canalisations posées sur lit de sable et enrobées. Les regards sont implantés aux jonctions et aux coudes, à une cote qui les laisse accessibles après finitions. - 5
Ouvrage d’infiltration ou de rétention
Puits comblé de galets lavés et enveloppé de géotextile, tranchée drainante ou cuve enterrée avec régulateur de débit. Un décourbeur piège les sables et les feuilles en amont pour éviter le colmatage prématuré. - 6
Mise en eau et remise en état
Nous mettons le réseau en eau pour vérifier les écoulements et l’absence de rétention parasite, puis nous reprenons les surfaces, calons les grilles à niveau fini et vous montrons les points d’entretien annuel.
Ce qu’il faut savoir avant de lancer les travaux
Le budget d’un réseau pluvial dépend du linéaire de tranchées, du nombre de regards et surtout de l’ouvrage de sortie. Raccorder quatre descentes de toiture sur un collecteur existant reste une opération mesurée. Créer un puits d’infiltration de trois mètres dans le schiste des hauteurs, ou enterrer une cuve de rétention avec régulateur de débit, change l’ordre de grandeur. La nature du sol et l’accessibilité pour l’engin restent les deux variables déterminantes.
Il faut aussi composer avec les règles locales. Beaucoup de communes du Var imposent désormais une gestion des eaux pluviales à la parcelle, avec un volume de rétention ou d’infiltration proportionnel à la surface imperméabilisée, et parfois un débit de fuite limité. Ces exigences figurent dans le document d’urbanisme communal et doivent être vérifiées avant de concevoir le réseau, en particulier lors d’une extension ou de la création d’une allée enrobée.
Attention également aux rejets vers l’aval. Concentrer le ruissellement d’une parcelle en un seul point déversant chez le voisin est une source de litige fréquente dans les lotissements en pente. Mieux vaut répartir, infiltrer ou temporiser sur sa propre parcelle. De la même manière, brancher des eaux pluviales sur un réseau d’assainissement est interdit et sature les installations.
Enfin, un réseau pluvial s’entretient. Les grilles se bouchent de feuilles de chêne et d’aiguilles de pin, les décourbeurs se remplissent de sable, et un puits d’infiltration négligé finit par se colmater. Un passage avant l’automne, avec un coup de jet et un nettoyage des paniers, garantit que l’ouvrage répondra présent au premier épisode intense.
- Calculer les surfaces imperméabilisées réellement collectées
- Vérifier les règles pluviales de la commune avant conception
- Tester la perméabilité du sol avant toute infiltration
- Raccorder chaque descente de toiture sur un regard accessible
- Poser les grilles à la cote finie, jamais au-dessus du point bas
- Installer un décourbeur en amont des ouvrages d’infiltration
- Ne jamais mélanger eaux pluviales et eaux usées
- Nettoyer grilles et paniers avant la saison des orages
Puis-je rejeter mes eaux de pluie dans le réseau public ?
Cela dépend entièrement de la commune et de la présence d’un réseau pluvial séparé devant la parcelle. Beaucoup de secteurs de l’arrière-pays varois n’en disposent pas et imposent une gestion à la parcelle par infiltration ou rétention. Nous vérifions ce point avant de dimensionner quoi que ce soit, car il détermine l’ensemble du projet et son coût.
Un puits perdu suffit-il pour une maison ?
Parfois oui, souvent non. Tout dépend de la surface collectée et surtout de la perméabilité du sol à la profondeur du puits. Dans les sables et argènes altérées des Maures, un puits bien conçu absorbe beaucoup. Dans les argiles de la plaine de l’Argens, il se remplit et déborde. On lui préfère alors une tranchée drainante étalée ou une cuve de rétention.
Quelle différence avec un drainage de terrain ?
Le réseau pluvial gère l’eau de surface, celle qui tombe sur les toitures et les sols imperméabilisés. Le drainage traite l’eau déjà présente dans le sol. Les deux se complètent mais restent séparés : brancher une goutière sur un drain le sature immédiatement. Sur beaucoup de parcelles en pente, nous réalisons les deux réseaux dans le même chantier, avec des exutoires distincts.
Peut-on récupérer cette eau pour l’arrosage ?
Oui, et c’est pertinent dans le Var. Une cuve enterrée peut assurer une double fonction : stocker un volume utile pour l’arrosage et conserver une hauteur tampon pour écrêter les pointes d’orage. Il faut prévoir un filtre en entrée, un trop-plein dirigé vers l’infiltration et un accès pour le nettoyage. Nous préparons la fouille, le lit de pose et les raccordements.
Que faire si l’eau déborde déjà chez moi ?
Nous commençons par identifier le point de saturation : grille sous-dimensionnée, collecteur trop petit, pente insuffisante, exutoire colmaté ou simple absence de collecte sur une surface ajoutée depuis. La correction est souvent ciblée et ne nécessite pas de refaire tout le réseau. Un relevé de nivellement suffit généralement à comprendre pourquoi l’eau part du mauvais côté.
Intervenez-vous sur des maisons déjà construites ?
C’est une grande partie de notre activité. Nous reprenons les descentes laissées libres, créons des caniveaux devant les garages, posons des avaloirs dans les cours et raccordons l’ensemble à un exutoire dimensionné. Le travail se fait en mini-pelle, par tronçons, avec remise en état des surfaces traversées. Appelez le 07 50 58 77 81 pour une visite.
De l’eau qui part où elle ne devrait pas ?
Envoyez-nous quelques photos après un gros orage et le plan de votre parcelle. Nous venons relever les pentes et proposer un réseau dimensionné. Appelez le 07 50 58 77 81 ou écrivez à contact@terrassementsaintemaxime.fr.
